À défaut d’imagination

Minute rédigée par Frédérique Doucet

 

À chaque fois qu’on le croise, on lui fait des compliments sur le dernier best-seller écrit par sa femme. Même son collègue de l’étude notariale où il travaille, et qui ne lit jamais d’habitude, ne tarit pas d’éloges sur ce livre.

C’est insupportable ! Alors qu’il suit des cours et des séminaires d’écriture depuis trois ans il n’arrive à rien, essuie les plus sévères critiques de son professeur, et n’a toujours pas d’imagination.

La frustration est énorme mais Álvaro ne veut pas se résigner ni jeter l’éponge. La littérature naît, le plus souvent, de la réalité. S’il ne peut pas inventer des situations, il va les observer. De l’observation à l’espionnage et de l’espionnage à la manipulation, il n’y a que deux pas, vite franchis par notre aspirant écrivain qui ne s’embarrasse pas de scrupules.

Le nouvel immeuble sévillan où il emménage lui sert de toile de fond dans laquelle vont venir s’empêtrer les malheureux locataires, telles des mouches, proies littéraires de l’auteur-araignée. Cependant, tout n’est pas dit. Le libre arbitre de chacun n’est pas un vain mot et la vraie vie peut prendre, parfois, des tournants inattendus…

Dans ce film, la réflexion sur l’écriture n’est pas très profonde mais les acteurs sont crédibles et l’histoire n’est pas sans intérêt.

Un petit film qui permet de passer un bon moment.

Manuel Martín Cuenca, El Autor, 2017. Disponible sur Netflix.

 

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