Marie CÓRDOBA

AGÜITARSE, BANQUETA, CURA…

LES MEXICANISMES DANS TRABAJOS DEL REINO


 

UNIVERSITÉ PARIS 8
MARIE CÓRDOBA
 

AVANT-PROPOS

Les étudiants doivent, bien évidemment, travailler sur le texte original.

Néanmoins, les écrits d’auteurs hispano-américains peuvent comporter des termes propres à chaque pays. Sils contribuent à la richesse du texte et  au plaisir du lecteur qui découvre une nouvelle poétique de la langue, ils peuvent aussi dérouter le préparationnaire au concours de l’agrégation. Ce dernier, qui n’aura pas toujours le temps d’élucider les mexicanismes, argentinismes ou autres cubanismes, pourrait être tenté de recourir à la traduction de l’ouvrage au programme. Ce faisant, il romprait  en quelque sorte le pacte de lecture tacite que suppose la préparation du concours.

Mais le texte de Yuri Herrera est loin d’être une lecture facile, et on peut penser que certains étudiants voudront se rassurer en se référant à la traduction.  Et c’est là que le bât blesse, car les contresens, et autres approximations, qui émaillent la traduction française de ce roman  peuvent leur causer un tort non négligeable.

Eviter ce type d’écueils aux étudiants est la seule ambition de ce modeste travail qui essaie de lister les mots et expressions qui, dans Trabajos del Reino de Yuri Herrera, pourraient déconcerter un lecteur non mexicaniste.

Il ne s’agit ni d’un simple lexique, car il a paru parfois utile d’apporter des développements, ni d’un article qui viendrait s’ajouter à tous ceux qui existent déjà,  mais plutôt de notes de lecture, prises au fil de la plume, ce qui explique le choix de ne pas recourir à l’ordre alphabétique.

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{p. 9} Lobo : Tel est donc le surnom du chanteur de corridos avant qu’il ne  perde ce signe distinctif pour devenir El Artista. On peut très légitimement gloser sur ce prénom/surnom.  Référence au monde hostile où vit le jeune garçon et où l’homme n’a d’autre choix que d’être un loup pour l’homme, afin de défendre son territoire, y compris contre les chiens qui voudraient s’approprier le modeste carton qui servait d’habitat à Lobo avant qu’il ne s’installe au Palacio, où il deviendra « un gato en casa ajena ». (p.27)

Réminiscence peut-être du mythe de l’enfant-loup, comme pour évoquer en creux l’absence d’éducation reçue par Lobo.

A ces référents universels, on peut en ajouter un spécifiquement mexicain. Dans le système de castes au Mexique, Lobo renvoie à l’un des derniers échelons,  celui qui désigne les enfants nés d’une Indienne et d’un Noir (on trouvera certaines variantes). Dans ce premier chapitre qui rapporte la rencontre de Lobo avec El Rey, l’écart est donc maximum entre celui qui est  tout en bas de l’échelle et celui qui est à son sommet.

{p.10}  Briago : ivrogne.

{p. 11.}  Darse de santos : s’estimer heureux.

Ni modo : Le sens est clair. Mais il faut savoir que, avec « Así es », c’est une expression très courante dans la langue parlée, qui sert à ponctuer des phrases pour exprimer une forme de résignation : « C’est la vie » .

{p. 12}  Pelar los ojos : ouvrir grand les yeux,  les écarquiller.

{p. 16} Banqueta : il s’agit du trottoir. A ne pas confondre avec une banquette, ou un banc (qui se dit « banca » au Mexique). A noter que, hormis dans les parcs, le banc ne fait pas vraiment partie du mobilier urbain au Mexique. Pour déchiffrer les affiches collées sur les murs, Lobo se tient donc debout sur le trottoir, pas assis sur un banc.

Pararse : si on peut ici concevoir que Lobo s’arrête sur le trottoir, il faut néanmoins savoir que « pararse » signifie se mettre debout.

Bragarse : avoir du cran, de la résolution. Faire preuve de fermeté.

{p. 17} Sabandija : personne méprisable, mais aussi personne de mauvaise vie. Compte tenu du contexte on peut penser que ce terme désigne ici des prostituées.

Rocola : juke-box (du nom de la société américains, Rock-Ola, qui créa le juke-box) .

Torcer : causer du tort à quelqu’un, voire le tuer. Chercher la bagarre.

Cartonear : Lobo s’est fabriqué un abri avec  des cartons.

{p. 19}  Parar la oreja : tendre l’oreille (sans se faire remarquer) .

Sonsonete : intonation.

{p.20}  Tierra pareja : « tierra » est à prendre ici dans le sens de pays, région.  La diversité d’origine explique la diversité des accents.

Empaque : insolence, vantardise.

{p.21}  Regar : foirer.

Compa : ami, pote, mec…

 {p.22} Échese una que sobra pa prenderse : si on peut interpréter « echarse una » comme une invitation à pousser une chansonnette, le reste de la phrase et le contexte clarifient le sens. El Joyero, invite El Artista à « echarse una copa », prendre un verre, puisqu’il y a largement de quoi  (guisquis, rones, brandis, tequilas, cervezas y mucho sotol ) « prenderse » ou « entonarse », se mettre dans l’ambiance. Ce n’est que plus tard que El Artista sera invité à monter sur scène.

 Sotol : eau-de-vie fabriquée à partir de la distillation de l’agave.  Ce nom est une sorte d’AOC, puisque réservé à la production de l’état de Chihuahua.

Pachanga : fête, nouba.

Suave : pas tout à fait le sens de douceur. Se réfère plutôt à quelque chose de bien, d’excellent.

 {p.23} Chaca : dans le Nord du Mexique s’emploie pour désigner le boss, le chef, celui qui n’a peur de rien. Sergio Vega, chanteur de narco corridos était surnommé el Chaca (Shaka). Ici, il ne s’agit pas à proprement parler du boss, puisque il y a El Rey, mais plutôt du bras droit, rouage essentiel de l’organisation. El Artista ne s’y trompe pas puisqu’il le surnomme tout de suite El Heredero.

 Entrón : audacieux.

 Bato : mec, type.

Alzado : orgueilleux, insolent.

Chisme : ragot.

 {p.24}  Jodido : pauvre, sans recours. On voit ici le message que transmet le narco corrido qui transforme  le narco trafiquant en bienfaiteur de tous les laissés-pour-compte.  Que El Rey se sorte vivant  d’une embuscade est une fin heureuse non seulement pour lui, mais pour tous « los jodidos que siempre cuidaba » .

On trouvera aussi ce mot dans une expression comme « estar jodidos », qui ne se réfère plus seulement à la situation économique, et qu’on pourrait alors traduire par « être foutus » .

 Agüitarse : ce terme revient plusieurs fois. Il  est ici synonyme de « apenarse » qui signifie être embarrassé, intimidé… Cette phrase de El Rey est une réponse à l’intervention balbutiante de Lobo, intimidé quand il doit répondre à El Rey qui lui adresse la parole pour la première fois. Il l’invite donc à ne pas se sentir intimidé.

 {p.27} Cruda : gueule de bois

 {p.28} Fue cosa de pisarte un callo  para que te volvieras bien cuzco: L’expression « pisar un callo » signifie mettre les pieds dans le plat, ou  marcher sur les pieds de quelqu’un, ou encore toucher un point sensible. Ici, La Niña se moque gentiment de Lobo dont elle fait l’initiation sexuelle. Il apprend vite, puisqu’il se révèle « cuzco », chaud comme la braise.

 Estar aquí es cura, cantor, es bacán, es chilo, es guay, es copado, es padre… : cura, bacán, chilo, guay, copado, padre, sont plus pu moins synonymes : génial, super…

L’auteur prend soin de citer dans une même phrase tous ces mots, de sorte que le lecteur ne devrait pas être désorienté quand il retrouvera l’un de ces mots isolément et dans un contexte qui rendra l’élucidation plus difficile (comme p.64 : « Cura que les escame ») .

 {p.29} Enchilarse : se mettre en colère ; donc reenchilarse, c’est être vraiment très en colère.

 verle la cara a uno : on ne doit  bien évidemment pas prendre cette expression au sens littéral. Le narco qui parle ne porte pas de masque , et il ne va pas amputer les pouces de celui qui aurait vu son visage. Verle la cara a uno (ou verle la cara de pendejo), c’est essayer de le tromper, ce que confirme la suite du récit.

 Cuentas baratas : comptes truqués.

 Mochar : amputer.

Troca : camion.

{p.30} Fregar : ennuyer.

Gandalla : crapule, gredin.

Cabrón : salaud. On remarquera qu’il y a de la part des narcos une revendication assumée de leur condition de « cabrón », comme cela arrive aussi avec le  nom « chingón » (on pourra (re)lire à ce sujet le passage très connu du Laberinto de la soledad d’Octavio Paz).

{p.33 }Mero : adj subst et adverbe : yo mero= moi-même// ya mero= tout de suite// el mero mero= le chef.

Cuidador : Un des petits métiers qui fleurissent au Mexique. C’est celui qui se propose pour surveiller votre voiture.

Gatillero : tueur.

{p.34} Pocho : désigne celui qui est né aux Etats-Unis de parents mexicains, ou celui qui ne peut pas parler mexicain sans y mêler des mots américains.

{p.34} Retén : barrage de police (ou de militaires). Les « retenes »ont fleuri sur les routes du Mexique ; ils visent à lutter contre la criminalité et le trafic de drogue. Leur multiplication a suscité de nombreuses interrogations sur la légalité de ce dispositif, mais aussi  des conseils sur la conduite à tenir quand on tombe sur un de ces barrages.

La collusion entre policiers corrompus et narcos est ici manifeste.

{p.36}  Pistear : boire de l’alcool.

Apurar : hâter. Apúrate : dépêche-toi !

{p.39} Jale : boulot, job.

Borlote : désordre, bazar.

Rejego : indomptable, insoumis.

Bronca : difficulté.

{p. 41} Plebe : enfant, gamin (surtout utilisé dans le Nord).

{p.42} chiva : héroïne.

Cobija : couverture.

Chicharra : instrument de torture (gégène).

{p.45} Rancho : la bouffe, le repas / dar para el rancho : donner de l’argent pour manger

{p.47} Agüitarse : être abattu.  Après l’assassinat de El Pocho, El Rey ne peut se permettre de laisser percevoir des signes de faiblesse à son nouvel allié, et c’est pourquoi il organise la diversion, dans la double acception du mot : distraire et détourner l’attention.

Perico : cocaïne.

Órale : interjection pour encourager quelqu’un.

Chambear : travailler.

{p.50} Lisa : chemise.

{p.51} Sincerarse : s’ouvrir, se confier.

{p.52} Alberca : piscine.

{p.53} Fajar : Le verbe fajar n’a pas ici le sens de tromperie ou de violence, qu’il peut aussi, avoir, mais il renvoie au mot « faja » (ceinture, gaine). La Cualquiera ne rentre pas ses chemises dans son pantalon mais les laisse flotter.

{p.55} Galerón : salle, hall…

 {p.57} Loro : Le choix de ce mot pour désigner les programmateurs de la radio n’est pas neutre. Il peut se référer à une personne très laide, mais aussi à quelqu’un qui parle beaucoup sans faire toujours preuve de discernement. Mais le perroquet c’est aussi celui qui répète ce qu’on lui dit, la voix de son maître en quelque sorte ; manière de dire que la radio est aux ordres du « Supremo Gé »  (et ce « g » majuscule désigne le gouvernement).

 Lépero : grossier.

 quinceañera : Il faut savoir qu’au Mexique les 15 ans d’une fille représentent une étape importante de sa vie. C’est équivalent à ce qu’on appelait en Espagne « la puesta de largo », ou à l’entrée en société en France, le bal des débutantes… Moments rituels qui indiquaient que la jeune fille était « en edad de merecer », qu’elle « rentrait dans le marché des filles à marier ». Si, en Espagne comme en France, ces pratiques étaient plutôt le fait des classes aisées, au Mexique cela concerne toutes les classes de la société. De nos jours, si cette date anniversaire n’est souvent, chez les plus aisées, que prétexte à « una pachanga » entre amis et à un superbe cadeau, elle garde toute son importance symbolique chez les plus modestes. Il n’est pas rare qu’à cette occasion soit célébrée une messe, sorte de mise en scène d’un mariage à venir, où la jeune fille, vêtue de blanc est agenouillée, seule, devant l’autel; le prêtre invite à prier pour « un buen futuro » pour cette jeune fille,  sans qu’on sache trop si par « futuro » il se réfère à tout son avenir, ou simplement à un fiancé à venir. Tout comme un mariage donc, cette fête suppose un budget conséquent contraignant les familles à s’endetter ou, comme dans le roman, à solliciter de l’aide.

 {p.61} Formarse : se mettre en rangs.

Pendejo : idiot, crétin.

{p.62 } Sobajar : mépriser.

 {p.63} Pelar el diente : on a déjà vu « pelar los ojos » (ouvrir exagérément les yeux/ les écarquiller). Ici, il s’agit d’ouvrir exagérément la bouche dans un sourire qui laisse voir toutes les dents. Il existe de nombreuses représentations de têtes de mort (« calaveras ») qui sourient de toutes leurs dents.

 Simón : une façon de marquer son assentiment, parfois de façon ironique. Oui, Ouais, Yep. C’est ça, Bien sûr…

Chiple : pourri, gâté, en mauvais état.  « Un chiple » peut aussi désigner un enfant gâté.

Pinche : péjoratif. Se place avant le substantif. Pourri, foutu, de mauvaise qualité…..

 {p.64} : Buigar : Verbe qui peut avoir plusieurs sens : chercher à savoir,  fâcher, déranger, mais aussi se dépêcher (Buigate, équivalent de Apúrate).  Ici, il s’agit d’une incitation à dire ce qu’il a à dire, et tant pis si cela fâche les autres.

 Machín : fortement. Machín se réfère au départ à un « macho » un vrai mec, et peut aussi être employé comme adjectif ou adverbe « una machín ayuda »= une aide importante.

Escamar : effrayer, foutre la trouille. Littéralement, enlever les écailles d’un poisson.

Pisto : alcool

Cura que les escame : Revoilà le mot « cura » qu’il ne s’agit pas de confondre ici avec un impératif du verbe « curar ». « Cura » est synonyme de « padre, copado… » On pourrait traduire par « Génial que ça leur foute la trouille ».

{p.65} Ñora : la dame (pour señora) .

Fresa : BCBG.

Lanuda : « lana » est un des nombreux noms pour désigner l’argent, le fric, l’oseille. Lanuda : friquée, pleine aux as.

Mula : Ce mot a disparu de la traduction, ce qui rend ensuite plus difficile la compréhension du passage.

Morra : fille.

 Dengue: désigne l’action de « contonearse », c’est-à-dire rouler des hanches et des épaules avec affectation,  tortiller du cul. Ce sens dérive souvent vers des expressions à connotation sexuelle, comme  « gustarle a alguien el dengue-dengue » =  aimer faire crac-crac.

 Transa : tromperie.

{p.66} Pararse : se mettre debout.

Huizache : arbuste de la famille des acacias .

Ranfla : vieille voiture, tacot.

{p.68 } Hijos de la chingada : fils de pute.

{p.70} : Anteojos : lunettes.

{p.73} : Encabronarse : se mettre en colère, péter les plombs.

Muina : colère, emportement.

{p.75} Catre : le lit.

{p.76} Raite (de l’anglais, « ride »)= voiture, caisse et par extension, tour en bagnole. Dans un mexicain moins argotique on dira « pedir un aventón » pour demander à quelqu’un de vous déposer quelque part.

Tortón : désigne un certain type de camion, souvent utilisé par les narcos. Il existe un narco corrido intitulé « El Tortón negro » .

Componer : remettre sur pied.

{p.79} Antro : n’a pas forcément un sens péjoratif. Se réfère aussi à des bars lounge, discothèques…

Año del caldo : expression qui renvoie à une époque très éloignée ; du temps de Mathusalem, vieux comme Hérode…

 {p.80} Ríatazo (pour reatazo) : coup de fouet, volée de coups. Le mot « reata » désigne un fouet, mais il a aussi une connotation sexuelle et se réfère alors au sexe masculin. Et « ser un reata », c’est être un mec qui en a…

 {p.85} Procurar : veiller au bien-être de quelqu’un.

{p.88} Paca : paquet, sac, liasse. On peut entendre cette expression au sens propre, ou figuré. Elle désignerait alors toutes les basses œuvres dont se chargent les hommes de El Rey.

{p.90 }: Platón : plat.

{p.91} : No tienen llenadero : ils n’en ont jamais assez.

{p.93} Tantear : tromper, rouler.

Hocicón : fouineur.

{p. 94} De cajón : habituel.

Abocarse : se consacrer, s’employer.

Balconear : laisser transparaître, mettre à jour.

 Güero : Blond, mais aussi à la peau claire. Quelqu’un qui a des cheveux noirs mais la peau blanche (qui ne présente donc aucun signe de métissage) peut se faire traiter de « güero –ou- güera » .

 {p.98} Achicopalado : abattu.

 Quesque : à ce qu’on raconte.

Echar montón : se liguer contre quelqu’un.

 Vil palo : Il convient de s’arrêter sur cette expression qui est lourde de sens. On peut y voir une réminiscence de « de tal palo  tal astilla », qui renvoie à l’idée de paternité, « tel père tel fils ».  Elle pourrait aussi bien évoquer l’ascendance que la descendance.  Mais c’est surtout de la paternité de El Rey qu’il est question dans cette strophe, une paternité plus symbolique que réelle (Somos tus únicos hijos) .

« vil » c’est méprisable, sans grande valeur, à qui on ne peut pas faire confiance. « Palo » c’est bâton,  mais ce mot a une connotation sexuelle évidente. De plus, en mexicain « palo », signifie « coït ». El Rey a un coït défaillant. Il s’agit ici d’une sorte de « albur », jeu de mots à connotation sexuelle, qui fait clairement allusion au secret bien mal gardé de l’impuissance de El Rey.  Les seuls enfants qu’il peut avoir ce sont tous ceux qui travaillent pour lui, qui dépendent de lui. C’est la révélation de cette faiblesse qui va déclencher la colère de El Rey. Et il se justifiera en recourant à un vocabulaire qui connote la virilité (chingón, a güevo), et  à la force, puisqu’il ordonne la mort de El Artista. On se souviendra que, dans le premier chapitre, El Rey avait tué l’ivrogne qui avait aussi mentionné son secret.

 {p.108 } Chingón : ce mot a une valeur emphatique. « Ser un chingón » ou encore mieux « un gran chingón » , c’est être le maître, celui qui est capable de « chingarse a los demás » (baiser tous les autres) .

 A güevo (a huevo): par la force, sans discussion.

 {p.109}  Soplido : De « souffle » on est passé à « un moins que rien », « quelqu’un sans importance » .

De otro pelaje : d’une autre étoffe.

 {p.110} Chíngate a ese pendejo : « chingarse a alguien » peut aller de l’emporter sur quelqu’un jusqu’à le tuer. Ici,  il s’agit d’un ordre de liquider El Artista, « Flingue-moi ce crétin » .

 {p.112} Santo Bandido : Il s’agit de Jesús Malverde, sorte de Robin des Bois qui volait aux riches pour distribuer aux pauvres. Après sa mort dans une embuscade en 1909, il était devenu le saint patron des voleurs, avant de s’imposer comme saint patron des narcos. Il est aujourd’hui un véritable objet de culte pour les narcos qui lui ont érigé plusieurs chapelles dont la plus célèbre se trouve à Culiacán dans le Nord du pays.

 {p.116} Puerto : un rade, un troquet.

confabulación : complicité.

Entre pieza y pieza : entre deux morceaux de musique, deux chansons, et non pas de salle en salle.

{p.117}El mojado : raccourci de « espaldas mojadas ». Mexicain qui immigre clandestinement aux Etats-Unis , où il est appelé  « wet back », parce que ce passage se fait souvent en traversant le Río Grande.

Migra : service de police aux Etats-Unis qui lutte contre l’immigration clandestine.

 Pipián : sauce élaborée à partir de graines de courges et de piment. Selon la variété de « chile » utilisée, on aura du « pipián verde » ou du « pipián rojo ». Par extension, ce mot désigne aussi un ragoût de viande servi avec cette sauce.

 Molcajete : mortier.

Resortera :  fronde.

Agiotista :  usurier.

Creído : confiant.

Echarse a alguien : liquider quelqu’un.

{p.121} Sardo : soldat.

{p.124}  Camión autobus.

{p.125} Machucar : écraser.

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